17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 15:47
Le Figaro n’a jamais autant collé aux basques de l’extrême gauche. Au point de faire sa une un lundi matin sur Olivier Besancenot en dehors de toute actualité. En revanche, François Bayrou a beau virevolter, ferrailler, accuser, pointer, dénoncer le pouvoir personnel, le retour à l’ORTF, et la République des copains et les coquins, il ne recueille que silence et mépris de la part des pittbull de la sarkozie, qui, tel Lefvèbvre ce matin sur Europe 1, préfère traiter Fabius de rapace que de prononcer le signifiant maudit du Béarnais.
Quant au Figaro, il traite Bayrou « à la verticale », comme on dit dans les bureaux. Au mieux une brève…. Cette omission ne relève pas du hasard : ceux qui aiment Sarko sont priés de faire silence sur ce qui l’obsède.  Sauf Alain Minc, qui, lui a sorti la Grosse Berha, traitant le patron du Modem de «Le Pen light» , dans la lignée de Maurras, Barres et même Pétain ! Mais si Kouchner peut traiter Pierre Péan d'antisémite, pourquoi se priver de qualifier Bayrou de pétainiste ?
Simple division du travail en réalité : on sait bien que le public naturel d'Alain Minc est confiné aux milieux intellectuels. En les alertant sur la nature soi-disant maurassienne du leader du Modem, l'homme qui souffle dans l'oreille des patrons s'essaie à une pédagogie ciblée tandis que les médias de masse font, eux, silence sur l'opposant numéro 1 à Sarkozy.

2012, comme retour à la politique
Car pendant que le quotidien conservateur cible le facteur, le Président, lui, pense à François Bayrou. S’il n’est guère encombré par ses convictions, le Président est passionné par la joute électorale. Que la crise lui apporte un trop plein de contrariétés, et révèle son impuissance à en contrecarrer les effets, que les bourdes de ses proches – comme la fuite involontaire de Carla Bruni informant des journalistes de son escapade mexicaine avec son mari dès le jeudi 5 mars – provoquent des revers médiatiques, et notre homme, avec son mental d’adolescent éternel (ou attardé, comme l’on voudra), se replie volontiers sur des perspectives plus souriantes, ou en tout cas, sur lesquelles il a l’impression d’avoir meilleure prise. L’échéance présidentielle de 2012 en fait partie et Nicolas Sarkozy a lui-même fait « fuiter » sa nouvelle obsession lors d’un déjeuner d’urbanistes et d’architectes, comme le racontait Libération du 16 mars.
Fin observateur (et sans doute admirateur) de François Mitterrand, le Président a compris que le temps et la maîtrise de l’agenda étaient les deux points fort du magistère élyséen. D’où sa propension à souffler le chaud ou le froid sur ses intentions concernant 2012, un peu comme son prédécesseur le fit avant 1988.

«Royal candidate idéale»
Après avoir, des mois durant, laissé entendre qu’il aurait peut-être mieux à faire qu’à replonger, le Président fait connaître une intention contraire. Elle est, sans doute, plus sincère que la précédente. La preuve ? Evoquant le sujet avec quelques barons « prochissimes » (parmi lesquels Brice Hortefeux et Xavier Bertrand) dans des cénacles ultra-confidentiels, le « Résident de la République » (hommage à Bashung) est convenu de ce que François Bayrou était son adversaire le plus dangereux pour le second tour de l’élection présidentielle. Ce qu’un Dominique Paillé, porte parole de l’UMP traduit à sa façon en souhaitant à son Président d’avoir à affronter Ségolène Royal qui, dit-il, « a fait la démonstration de son incapacité à gagner une élection présidentielle ». Du côté de l’Elysée et de l’UMP, on vante aussi sa pensée « peu structurée » et son « aptitude à la division » qui en font « une candidate idéale ».
Officiellement, Dominique Paillé en a, bien entendu, tout autant au service de François Bayrou, qu’il estime incapable de résoudre son équation politique : soit il s’allie à la gauche et perdra faute de recueillir les suffrages de l’extrême gauche ; soit il ne le fait pas mais n’a, dans ce cas, aucune chance de conquérir la majorité.
Mais l’analyse, aussi vieille que la droite française, ne convainc guère : pour le moment, ni la droite ni la gauche ne se sont avérées capables d’étouffer sa troisième voie. Au contraire, c’est lui qui s’est montré, depuis mai 2007, l’opposant le plus pugnace à la politique du gouvernement, multipliant les critiques et les angles d'attaque là où le PS restait souvent silencieux. Bien sûr, tout dépendra de sa capacité à  crédibiliser ses idées et ses propositions sur la crise, sujet sur lequel il souffre d'un handicap certain, le Modem n'ayant jamais brillé par l'originalité de ses idées sur le plan économique. Mais depuis mai 2007, il faut bien reconnaître que François Bayrou n'a fait qu'accroître son audience et sa dimension « gaullienne ».

Reconquérir l'électorat  catholique
Comment, donc, contrer Bayrou ? En l’invitant à rejoindre un « gouvernement d’union nationale » ? Le pari est risqué, mais, estiment certains sarkozystes, jouable en cas d'aggravation de la crise. En le tuant ? Oui mais comment ? Le mieux, songent les stratèges sarkozystes, est encore de lui ravir ses électeurs « naturels », et notamment l’électorat catholique du Grand Ouest. D’où l’avis de recherche lancé à l’Elysée pour trouver une politique d'origine catholique, plutôt centriste, de fibre sociale, dynamique et capable de se lancer dans guerre de reconquête en direction de ces électeurs. Christine Boutin est un handicap en regard de cet électorat, regrettent certains. « L'électorat du Grand Ouest se déplace à gauche depuis quinze ans. Ça a commencé par les villes, et le mouvement touche maintenant les campagnes», analyse avec quelque pertinence, Dominique Paillé.
C’est peut-être avec cette arrière-pensée que l'on a proposé « la botte », en l’occurrence une troisième place sur la liste Ouest de l’UMP à Bruno Joncourt, lequel a décliné, jugeant peut-être plus sûre la deuxième place offerte par le Modem. Dans le même ordre d’idée, Pierre Méhaignerie n’a pas été mal accueilli lorsqu’il a averti le Château de sa saillie contre les injustices provoquées par le bouclier fiscal.
La chasse au catho de gauche est donc ouverte, qui requiert sa part de social de générosité, également utile, pense-t-on à l'Elysée, pour recoller avec l'électorat populaire du Grand Est subtilisé à Le Pen en 2007. Oui mais alors, l'escapade mexicaine était-elle indispensable pour ouvrir ce nouveau front ?

Marianne.

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David Guillerm - dans France
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 15:17
 

François Bayrou, président du MoDem, a lancé sa campagne pour les européennes, hier, à Saint-Brieuc. Morceaux choisis.

De son tour de France

François Bayrou est toujours en campagne avec deux déplacements par semaine. Il mène un tour de France pour « rencontrer les gens dans leur vie. Les politiques, trop souvent, s'enferment dans lieux de pouvoir. Ils se mettent à parler une langue que plus personne ne

comprend ». Il en a profité hier pour parler politique européenne et rencontrer des acteurs du monde du handicap.


Des têtes de liste aux européennes


Pourquoi Sylvie Goulard et Bruno Joncour en tête de liste ? « Ils sont complémentaires. Elle va d'emblée se faire entendre au parlement
européen, il a l'expérience d'un grand élu local. Il est d'ici. Ce que veulent les électeurs, c'est élire de bons députés. On veut envoyer un message de fort de renouvellement aussi. »


Du programme du MoDem


« Le gouvernement défend le capitalisme, les Français n'attendent pas les socialistes. Nous, nous mettons l'homme en premier. Nous
défendons l'humanisme. Cela veut dire que l'Éducation n'est pas la variable d'ajustement du budget, ni la santé. Pour l'agriculture, on

s'intéresse aux paysans et pas aux productions. »


Du résultat prévu


Pour avoir deux élus au parlement, la liste doit dépasser les 15 %. « Nous ne mettons pas de limite à nos ambitions. Il faut que les gens
trouvent un bulletin de vote qui envoie un message impossible à ignorer. »


De sa carrière en dent de scie


« Le seul moment de ma vie politique où j'ai failli arrêter, c'est en 2002, quand on m'a montré un condensé de trois quarts d'heure des
Guignols. J'ai trouvé ma caricature brutale et violente. Depuis, auprès des jeunes, cela m'a rendu sympathique. » Quant à la défaite aux municipales à Pau : « Nul n'est prophète en son pays. Et l'UMP a voulu ma peau. Mitterrand aussi a connu des défaites. »


De sa croyance en la politique


La Présidence de la République toujours en point de mire, François Bayrou concède « que la politique qui change tout n'existe pas.
Mais il faut des politiques qui disent la vérité. Avec des humanistes intransigeants pour que les enfants aient une bonne école, les Français une garantie des accidents de la vie, une répartition équitable de la richesse et un modèle social qu'on ne casse pas ».


Sébastien GROSMAITRE.

Ouest-France


Retrouvez également la vidéo de François Bayrou réalisé par le Télégramme ici.

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David Guillerm - dans Bretagne
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 16:00

Sylvie Goulard et Bruno Joncour entourent François Bayrou.

François Bayrou actuellement en visite à Saint-Brieuc

François Bayrou, le président du MoDem, est en visite à Saint-Brieuc ce lundi. Il vient dans la capitale des Côtes-d'Armor dans le cadre de son tour de France, "à la rencontre des vrais gens". Mais aussi pour lancer la liste MoDem aux élections européennes. L'occasion de présenter la tête de liste, Sylvie Goulard, épaulée par le maire de Saint-Brieuc, Bruno Joncour, second sur cette liste. "Il nous faut afficher un message fort de renouvellement au parlement européen, glisse François Bayrou. Avec l'idée de défendre une Europe où l'homme est avant tout mis en avant. Nous défendons l'humanisme."

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David Guillerm - dans Bretagne
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 12:09

Les Jeunes Démocrates de Bretagne tiennent  à réagir sur les réformes actuelles concernant les Universités et les évènements récents qui lui sont associés.

 

Dans un projet de contre-décret (lien), le MoDem reconnaissait que la réforme de l'Université engagée par le gouvernement avait le mérite de lancer le chantier de la modernisation de notre système universitaire. Mais il dénonçait l'absence de consultation des acteurs concernés, qui, conjuguée aux déclarations provocatrices du Président de la République et à l'annonce d'une réduction d'effectifs, a réduit à néant toute possibilité de réforme consensuelle.

 

Le MoDem se félicite aujourd'hui de l'ouverture de négociations par le ministère. Il reconnaît les avancées que comporte le nouveau projet de décret par rapport au projet initial : réaffirmation de l'indépendance des enseignants-chercheurs et de leur appartenance à la fonction publique d'État, garantie explicite de l'égalité hommes/femmes, reconnaissance de la diversité des missions, encadrement strict de la modulation qui ne peut se faire contre la volonté des intéressés... Il restera vigilant quant à la poursuite et à l'issue de ces négociations.

 

Concernant la mastérisation de la formation des enseignants, les Jeunes Démocrates bretons approuvent l’idée de formation en cinq ans avec un master à la clé (avec validation des acquis). Nous approuvons également l’idée que cette formation soit disciplinaire et professionnelle. Cependant nous contestons le projet actuel quand il demande aux étudiants de réaliser cumulativement des tâches de recherche, de préparation au concours et le stage de formation. De surcroît, il est impératif que le stage soit rémunéré. Nous demandons un moratoire d’un an afin de permettre une réflexion sereine et approfondie sur cette question qui engage la formation des futurs enseignants et des élèves sur plusieurs générations.

 

Enfin le MoDem souhaite une réflexion à plus long terme dans le cadre de la loi dite LRU sur la diversification des sources de financement des Universités (public - privé), la contribution des étudiants aux coûts de leurs études ainsi que sur un système adéquat de bourses et d’aides. Il souhaite également un renforcement du rôle des universités dans la formation tout au long de la vie.

Toutes ces questions constituent un ensemble de pistes de réflexions destinées à bâtir l’Université de demain.

 

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David Guillerm - dans Université
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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 21:07

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David Guillerm - dans Europe
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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 21:06

PARIS (AFP) — Jean François Kahn, tête de liste MoDem dans le Grand Est pour l'élection européenne de juin, a estimé vendredi que les "notables pousiéreux" du Mouvement Démocrate étaient "partis à l'UMP", qualifiant ceci d'"avantage".


"Je me balade dans toute la France et je vois socialistes, UMP, (qui sont) des copains. Evidemment, des copains, parce que je les connais depuis 35 ans, ils sont toujours là. Ils ne croient plus en rien. Ces espèces de notables poussiéreux", a déclaré l'ancien journaliste sur Itélé.


A la question de savoir s'il y avait des "notables" au MoDem, M. Kahn a répondu: "Il y en avait. On les a perdus. Ils sont tous partis. Vous n'imaginez pas l'avantage que ça donne. On n'a plus ces notables poussiéreux, ils sont partis à l'UMP. Formidable !".


Le candidat Modem a par ailleurs annoncé qu'il allait "faire des propositions sur la crise très nettes, dans un mois". "Vous verrez, c'est quand même autre chose que le plan de relance de Mme (Martine) Aubry", a-t-il ajouté, estimant qu'il fallait "quelque chose de plus original, de plus innovant".

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David Guillerm - dans France
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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 00:44


Nous sommes peut être europhiles au sein du Mouvement Démocrate mais cela ne nous empêche pas d'être euro-critique.

Aujourd'hui j'apprenais que l'Union Européenne avait comme projet de voter pour une directive qui permettra de mélanger du vin rouge avec du vin blanc, cela donnant comme par on ne sait quel effet du rosé (du moins l'appellation).

On nous justifiait que cela été nécessaire pour faire face à la concurrence, etc.

Déçu, c'est sans doute le terme qui m'est venu à l'esprit. Déçu qu'on ne fasse guère attention au patrimoine culturel. Déçu que des eurodéputés préfèrent des vins de mauvaises qualités pour le sacre financier.

Nous pourrons, je le pense, nous interroger de la leçon donnée par la crise économique.

En effet, ne devrions-nous pas parier sur la qualité? Sur des appellations qui seront des références dans le monde?

Cette affaire n'est pas sans me rappeler celles des Camemberts ou encore du Champagne. J'ai le souvenir que l'Europe posa une clause pour que le Champagne soit donné au seul liquide pétillant venant des productions
française et cela pour protéger sa qualité, je demanderai alors pourquoi ne pas faire la même chose avec le rosé européen?

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David Guillerm - dans Europe
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 00:00
Le président du MoDem, François Bayrou, sera en déplacement à Saint-Brieuc, lundi 16 mars. Il arrivera au train de 12 h pour une visite axée notamment sur le thème du handicap. Il sera aussi question des élections européennes. Après une rencontre avec la presse, son programme prévoit une visite au centre loisirs pluriel où il rencontrera les associations d’aide au handicap. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un tour de France à la rencontre des Français.

Pour rappel, Bruno Joncour, Maire de St Brieuc est deuxième sur la liste du Mouvement Démocrate pour les élections européennes derrière Sylvie Goulard.

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David Guillerm - dans Bretagne
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 08:59

Dans une interview au quotidien "Nord Éclair", François Bayrou, en déplacement ce lundi 9 mars à Arras, explique les enjeux des élections européennes du 7 juin prochain.

PROPOS RECUEILLIS PAR ERWAN GUÉHO ET JOSÉ REI.

Lors de la création du MoDem, vous disiez que les élections qui suivraient la présidentielle seraient l'occasion pour votre parti de s'affirmer.


Quels sont les objectifs que vous vous fixez pour les européennes ?


>> Nos objectifs : faire élire de bons députés européens, parler de l'Europe de manière compréhensible et chaleureuse, montrer qu'il existe en France un choix politique qui n'accepte pas les dérives du pouvoir actuel et qui n'oblige pas pour autant à en revenir au PS d'antan. Les querelles à propos des listes PS montrent combien est grand le besoin de ce courant politique démocrate. Je veux que dans cette campagne nous parlions des gens, de leur famille, de leur vie, de leur avenir, pas de nous-mêmes.

En quoi le MoDem est-il différent du PS ou de l'UMP sur l'Europe ? Y a-t-il des différences fondamentales ?
>> Nous sommes différents en ceci : pour nous, l'Europe, ce n'est pas une occasion de faire campagne, c'est le seul moyen de résoudre des questions devant lesquelles nos États nationaux sont impuissants. Et ce que je vous dis là, nous le disons depuis l'origine de notre famille politique, celle de Robert Schuman, fondateur de l'Europe. C'est une seule chaîne de militants qui ne s'est jamais interrompue et qui maille toute l'Europe. Nous ne sommes pas les seuls militants européens, bien sûr, mais nous n'avons jamais cessé de l'être, contre vents et marées. Pour nous, ce n'est pas une opinion, c'est une identité.

Pensez-vous que le non au Traité constitutionnel en 2005 soit enfin digéré ? Et la ratification du Traité de Lisbonne par voie parlementaire n'a-t-elle pas été une nouvelle occasion manquée entre l'Europe et les citoyens ?
>> Bien sûr, cela a été une occasion manquée. Doublement. D'abord, on avait annoncé « un traité simplifié » et on a écrit le texte le plus illisible possible, des centaines de pages qui modifient des centaines d'articles de traités antérieurs. Ce texte n'est pas fait pour être lu par des honnêtes gens, il est fait pour qu'on ne puisse pas le lire. Et ensuite, mettre les citoyens de côté, pour moi c'était une erreur. Mon engagement était pour un texte court, simple, compréhensible par tout le monde et soumis aux citoyens. C'était le meilleur moyen de lever les ambiguïtés. Cela dit, la crise oblige tout le monde à ouvrir les yeux sur l'urgence européenne.

Comment pensez-vous pouvoir donner envie aux citoyens de se mobiliser sur les questions européennes ?
>> En parlant français et non pas langue de bois. En leur disant quels sont les enjeux. Et en défendant cette idée simple : l'avenir de l'Europe, c'est que les Européens soient informés, associés aux décisions prises en leur nom. Nos listes, elles ne veulent pas seulement gérer l'Europe comme elle existe : elles veulent l'obliger à changer. Nous aimons cette grande aventure de nations qui s'unissent, mais nous ne considérons pas que l'aventure est achevée.
Nous sommes bâtisseurs, en même temps qu'amis de l'Europe.

Est-ce que le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan peut nuire, selon vous, à la construction d'une Europe de la défense ?

>> C'est exactement le contraire. Pour moi, une Europe de la défense, c'est une Europe indépendante, libre de construire ses forces comme elle l'entend. Nicolas Sarkozy nous oblige au contraire à accepter les décisions prises par l'Otan, depuis des décennies. Nous étions alliés, et alliés fidèles et responsables. Nous devenons alignés. Or l'indépendance de la France, c'était une garantie pour l'indépendance de l'Europe. C'est comme un alpiniste qui trouve un bon piton, bien solide, planté dans la paroi qu'il escalade. Une fois qu'il a accroché sa corde à ce piton, il peut faire quelques acrobaties, il est sûr de ne pas tomber. L'indépendance de la France, c'était ce piton, une garantie pour toute l'Europe. Y renoncer, c'est une double perte : perte pour nous, Français, qui abandonnons le symbole même de notre originalité parmi les nations d'Occident, et perte pour les Européens qui savent désormais que l'Europe n'est qu'une partie de l'ensemble dont les États-Unis sont le leader. J'ajoute une question : qui nous le demandait ? Tout le monde avait fini par accepter la liberté de parole et de penser de la France. Aujourd'hui, on nous conduit vers le renoncement à tout ce qui avait fait notre fierté et notre reconnaissance dans le monde par exemple au moment de la guerre en Irak. Et que ce soient les prétendus héritiers du gaullisme qui fassent prendre cette décision à notre pays, pour moi, historiquement, c'est une pitié.

Lors du débat sur l'Otan le 17 mars, voterez-vous la confiance au gouvernement Fillon ?
>> Sûrement pas. Je réprouve cette décision, aussi bien que la manière dont elle est prise, et je le manifesterai en votant contre.

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David Guillerm - dans Europe
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 09:26
Les commissions permanentes du Mouvement Démocrate ont un site consacré à elles.
Sur ce site vous pourrez retrouver les comptes-rendus et participer aux commissions.

www.commissions-democrates.net

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Nous sommes aujourd’hui face à une crise économique, sociale et environnementale sans précédent. Dans cette période confuse où les puissants voudraient nous faire croire que seule une mondialisation sans barrière pourrait nous aider, nous nous devons de leurs rappeler qu'ils sont là pour protéger leurs concitoyens et améliorer le niveau de vie de tous. De nouveaux modèles sont sur le point d’émerger et ceux-ci sont les proies de lobbies de toutes sortes. Il est impossible de savoir quel sera le modèle majoritaire de demain mais notre époque donne la possibilité à chacun d'entre nous d’influencer sa forme, c’est pourquoi nous devons combattre ces idées moutonnières qui privilégient les profits et la croissance face à un modèle plus durable et égalitaire pour les Hommes et à la redistribution des richesses.

David Guillerm,

responsable des Jeunes Démocrates de Bretagne

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