17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 18:52

917136 7428532-fin506-3col-h101aLa Terre les sépare mais le monde des Inuits et celui des Aborigènes se confondent sur les chemins de l'art. L'exposition «Grand nord, grand sud», à l'abbaye de Daoulas, en propose une captivante démonstration.

«Il faut arrêter de dissocier art primitif et art contemporain. C'est un faux débat. Sans le moindre intérêt scientifique», s'emporte Michel Côté. Contre le courant des grands manitous de l'art qui décrètent les époques et les styles à la mode, le directeur du bien nommé musée des Confluences, de Lyon, trouve de l'eau à son moulin à l'abbaye de Daoulas: «Ici, nous retrouvons des oeuvres de personnes qui expriment leur tradition de manière contemporaine. De l'art avant tout».

Combat contre l'assimilation

De fait, il est difficile de donner un âge à la plupart des160oeuvres exposées jusqu'au 28novembre à Daoulas. Ni même, parfois, de déterminer s'il s'agit d'une pièce inuit ou aborigène. À quoi bon, finalement? Pourquoi vouloir absolument tout classer, tout séparer? «Gardons-nous de comparer les cultures et voyons plutôt ce qui les rapproche», conseille plutôt Michel Côté. D'autant qu'entre un peuple des glaces et un autre du désert, il existe bien plus de points communs que l'on imagine. Notamment: «Il s'agit de deux communautés confrontées à la problématique de la conservation d'une culture dans un Monde mondialisé où elles sont très minoritaires. Comment rester soi-même dans une culture internationale? Pour les sociétés inuits et aborigènes, l'art sert à raconter leur Histoire, à s'affirmer politiquement et socialementdans un combat contre l'assimilation». Voilà qui trouve une résonance particulière dans la culture bretonne.

Créations d'artistes du XXIesiècle

Les oeuvres rassemblées par l'expo «Grand nord, grand sud», débordent toutefois de la simple fonction d'exercice de la mémoire collective:«Elles mettent en lumière les travaux de véritables créateurs qui ont réinterprété les formes et les matériaux». Avec le brio d'artistes aborigènes du XXIesiècle s'exprimant dans des poteaux funéraires, des tapis géométriques où s'entrecroisent les mondes réel et imaginaire, des tableaux aux pointes mouvantes. Même réappropriation de la tradition chez leurs homologues inuits dont certaines pièces comme La création du Monde (agglomérat de visages et d'animaux d'inspirations chamaniques dans un os de baleine) et autres sculptures dans des crânes de morse ou des dents de narval possèdent une valeur exceptionnelle. Pratique «Grand nord grand sud», à l'abbaye de Daoulas, jusqu'au 28 novembre. Exposition visible tous les jours (sauf fermetures le samedi et le lundi) de 13h30 à 18h30 (de 10h30 à 18h30 en juillet et août).

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David Guillerm - dans Daoulas
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Nous sommes aujourd’hui face à une crise économique, sociale et environnementale sans précédent. Dans cette période confuse où les puissants voudraient nous faire croire que seule une mondialisation sans barrière pourrait nous aider, nous nous devons de leurs rappeler qu'ils sont là pour protéger leurs concitoyens et améliorer le niveau de vie de tous. De nouveaux modèles sont sur le point d’émerger et ceux-ci sont les proies de lobbies de toutes sortes. Il est impossible de savoir quel sera le modèle majoritaire de demain mais notre époque donne la possibilité à chacun d'entre nous d’influencer sa forme, c’est pourquoi nous devons combattre ces idées moutonnières qui privilégient les profits et la croissance face à un modèle plus durable et égalitaire pour les Hommes et à la redistribution des richesses.

David Guillerm,

Président des Jeunes Démocrates de Bretagne

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