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On entend beaucoup parler de la crise grec et de ses conséquences pour l'Europe. Pourtant, on ne sait pas forcément pourquoi cette crise s'est déclarée et quels seront les éléments à changer pour éviter qu'elle n'arrive à nouveau. J'ai trouvé quelques éléments de réponse dans une chronique d'Amid Faljaoui que vous pouvez retrouver ci-dessous.
La fraude fiscale comme deuxième nature
La Grèce devrait pouvoir enfin souffler,l’accord européen pour débloquer une aide d’urgence à la Grèce a été conclu ce dimanche. Le montant de l’aide sera nettement plus élevé qui ce qui avait d’abord été prévu et le premier ministre Grec n’a pas caché à ses compatriotes qu’ils vont devoir se serrer la ceinture car leur pays devra emprunter au rythme de 60 milliards d’euros par an pour boucler les fins de mois.
Mais comment en est-on arrivé là ? Bien entendu, si on est arrivé là, c’est parce que les différents gouvernements grecs qui se sont succédé au pouvoir ont trafiqué les comptes et ont donc donné une image fausse des finances publiques grecques aux marchés financiers. Ces mêmes marchés financiers le leur font payer au centuple aujourd’hui tout cela, chacun le sait, mais la vraie question, c’est pourquoi avoir trompé le monde entier avec des chiffres faux ?
A cette question, le journal le New York Times, qui reste la référence mondiale, a tenté de répondre via une enquête approfondie en Grèce. Le constat du journal new yorkais est terrible, la fraude fiscale est plus qu’un sport national en Grèce, c’est une véritable philosophie de vie. Je vous en donne un exemple : récemment, les habitants d’un quartier chic au nord d’Athènes ont dû cocher leur déclaration fiscale – à la question : avez-vous une piscine, seulement 324 personnes ont répondu OUI. Le fisc a contrôlé ces déclarations à l’aide de Google Maps, vous savez, c’est ce logiciel mis à disposition par Google et qui vous permet d’avoir une vue satellitaire de votre quartier et donc aussi de votre maison. Le résultat, c’est qu’il y avait 16 974 piscines dans ce quartier chic du nord d’Athènes, on est loin des 324 piscines déclarées –
Les économistes évaluent à environ 20 à 30% du PIB le montant de l’économie en noir en Grèce. Pour vous donner un autre exemple, sur un pays de 11 millions d’habitants, seulement quelques dizaines de milliers d’entre eux déclarent gagner plus de 132 000 dollars, ce qui est évidemment impossible. De même, lorsque le fisc local va contrôler 150 médecins, à nouveau dans un quartier chic d’Athènes, tous déclarent des revenus inférieurs à 40 000 dollars par an. Quand on connait les prix des loyers du quartier en question, là encore, on sait que c’est rigoureusement impossible.
Mais voilà, la fraude fiscale est une deuxième nature, pas seulement chez les professions libérales, les taxis, les restaurateurs, c’est également une seconde peau pour beaucoup de fonctionnaires et notamment les contrôleurs du fisc qui, selon l’enquête du New York Times, sont souvent les plus corruptibles. A leur décharge, les historiens de la Grèce justifient cette sous-évaluation fiscale par le fait que la Grèce a été occupée par les Turcs et donc, l’Etat pour beaucoup de Grecs, c’est l’occupant étranger à qui il ne fallait pas faire de cadeau. Le problème, c’est que les Ottomans sont partis depuis longtemps, mais que cette mauvaise habitude est restée... Tout le monde a fermé les yeux, mais aujourd’hui, ce sont les marchés financiers qui ont réveillé les Grecs, un réveil douloureux pendant 10 ans au moins !
Notre expatrié démocrate préféré s’en fait l’écho sur son blog et rejoint ainsi la presse unanime sur la prestation de Nick Clegg lors du débat télévisé l’opposant à Gordon Brown et David Cameron.
Hier avait ainsi lieu, le premier débat télévisé de l’histoire britannique avait lieu avec trois prétendants pour le poste de premier ministre. Gordon Brown, le 1e ministre actuel, David Cameron, le leader des conservateurs et Nick Clegg, celui des libéraux-démocrates (Les LibDems) se sont affrontés devant des millions de téléspectateurs.
C’est clairement Nick Clegg qui est sorti vainqueur de ce débat télé et c’est une occasion rêvée pour le parti des libéraux et démocrates anglais qui, avant débat, était déjà crédité de 20% des voix.
Dans un pays très ancré dans le bipartisme, le LibDem a réussi au fil des années à se construire et gagner en cohérence et confiance. Nick Clegg donne aujourd’hui une formidable opportunité pour ce mouvement qui, s’il ne gagne pas ces élections, deviendra de toute manière incontournable pour gérer le pays.
Ces élections outre-manche sont donc un véritable espoir pour les démocrates et pour cette voie qui se construit jour après jour dans le monde. Elle confirme l'attente des citoyens d'aller au-delà des structures classiques. Le 6 mai, nous serons nombreux à regarder vers Londres pour observer quels seront les résultats de ce scrutin.
Retrouvez dans ces vidéos, Isabelle Le Bal sur Tébéo lors de son entretien concernant les Elections Régionales du 14 et 21 Mars.
L'Union Européenne a autorisé la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée crée par un groupe
allemand et de deux autres cultures OGM venant celles-ci de chez Monsanto. Ces autorisations, sans vérification du produit par l'UE, posent
une question important, celle du lobby OGM en Europe.
A-t-on autorisé cette pomme de terre sous prétexte que c'est un grand groupe allemand qui l'a conçu et que celui-ci doit rentabiliser sa recherche?
Jean-Luc Bennahmias a réagi à cette autorisation, voici ces propos:
Jean-Luc Bennahmias demande à Michel Barnier de clarifier sa position sur les produits OGM
La Commission européenne vient d'annoncer, contre tout bon sens, sa décision d'autoriser la culture dans l'Union d'Amflora, une pomme de terre génétiquement modifiée.
L'erreur commise par la Commission en autorisant sans réserve et sans étude avérée sur l'innocuité de ces produits la culture d'Amflora doit inviter la France à une position sans équivoque pour
refuser cette autorisation sur le sol français.
Cette clarification de la position française sera d'autant plus simple, si son commissaire fait état de sa position sur le sujet. La Commission a en effet annoncé que la décision d'autoriser
cette culture OGM avait été prise à l'unanimité, c'est à dire avec l'approbation de Michel Barnier, commissaire européen français au marché intérieur.
Comment un ancien ministre français en charge successivement de l'environnement et de l'agriculture peut-il en son âme et conscience prendre une décision contraire à l'intérêt des populations et
à l'intérêt agricole européen ? Est-ce qu'au nom du « marché », dont il a désormais la charge, ses considérations environnementales et agricoles se sont envolées ?
Je demande à Michel Barnier une clarification rapide de sa position sur les OGM afin que chacun puisse juger des positions prises par l'ancien ministre.
Jean-Luc Bennahmias
Député européen, Vice-président du Mouvement Démocrate
Depuis plusieurs semaines, les grèves
montent en puissance en Europe. Les pays les plus touchés sont ceux, comme la Grèce, qui sont en difficultés financières. Cette crise sociale intervient après la crise économique de 2008 et
2009.
Elle intervient après que le chômage soit monté en puissance en Europe et que les banques aient reçu de nombreuses aides. Les Etats sont très endettés et ne veulent plus faire de gestes financiers comme ils ont pu le faire pour éviter que toute l’économie ne s’écrase.
La crise sociale ne résulte pas uniquement de la dernière crise économique. Depuis de nombreuses années, on nous parle de libéralisation, de dérégulation du marché. Les ouvriers ont été les premiers touchés par une économie qui privilégie les capitaux aux hommes. Aujourd’hui, ce sont les cadres et les classes moyennes qui sont touchés par les délocalisations car le niveau de formation des pays en développement est de plus en plus élevé.(cf les théories d'Emmanuel Todd).
D’ailleurs, de nombreuses entreprises ont profité de la crise pour licencier et délocaliser certaines de leurs productions. L’économie tire depuis plusieurs années sur la couverture sociale de nos Etats. L’Allemagne a radicalement cassé une partie de sa protection sociale pour rester compétitive dans l’économie mondiale et on essaye de faire la même chose dans les autres pays européens. La France n’est pas épargnée.
Face à ces enjeux et face à l’urgence sociale, nous ne pouvons pas rester sans rien faire. Il faut cesser de déréguler les marchés et de pratiquer une libéralisation à outrance du commerce international car ce néo-libéralisme ne profite qu’à une minorité. Les riches deviennent toujours plus riches tandis que les autres s’appauvrissent.
Nous devons permettre aux pays en développement de construire leur marché intérieur afin d’améliorer le niveau de vie de leur population et ainsi le rapprocher du notre. Par ricochet, des mesures allant dans ce sens réduiront la tension qui existe entre pays développé et pays en développement.
Il nous faut également défendre aujourd‘hui un nouveau modèle de société basé sur des structures locales comme les régions porteuses d’identités et sur des structures supranationales comme l’Union Européenne pour défendre nos acquis sociaux et environnementaux.
Il existe véritablement des réponses au désarroi des ouvriers, salariés, cadres et autres professions menacés par l’abaissement du niveau de vie dû à une mondialisation ratée (cf les théories de Joseph Eugene Stiglitz). Il nous faut repenser notre modèle de société. Je ne parle pas de révolution mais d’un rééquilibrage des territoires.
Nous avons beaucoup à faire mais il faut que chaque citoyen prenne conscience que les vieux schémas non plus de sens, que voter systématiquement pour le même parti sans regarder un programme nous mène au mur. La réussite de chacun passe par la réussite de tout le monde.
Marielle de Sarnez, présidente de la
délégation du Mouvement Démocrate au Parlement européen, exprime le refus des élus du Mouvement Démocrate de soutenir les nouveaux commissaires européens :
"Les élus du Mouvement Démocrate au sein du Parlement européen n'avaient pas voté en septembre pour José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne, son bilan ne
plaidant vraiment pas pour sa reconduction.
Ils ne voteront pas plus aujourd'hui pour le collège des commissaires, l'absence d'ambition manifestée par nombre de ses membres pendant leurs auditions ne laissant guère espérer la Commission
forte dont l'Union européenne a vitalement besoin. De plus, des faits récents ont tristement mis la lumière sur l'incapacité de cette équipe à prendre la mesure des événements.
Le doute s'est instillé dès décembre lors de la Conférence sur le changement climatique à Copenhague où l'Europe s'est montrée incapable de parler d'une seule voix, celle de la Commission et de son Président, alors même que l'Union européenne avait une position commune parfaitement définie, validée depuis de longs mois par le Conseil et le Parlement. Ce doute s'est confirmé en janvier quand la Haute Représentante et vice-Présidente de la Commission, Catherine Ashton, refusant d'endosser des habits manifestement trop grands pour elle, non seulement ne s'est pas rendue à Haïti pour témoigner de la solidarité européenne à ce peuple martyr mais n'a pas non plus assisté à la Conférence des donateurs à Montréal où à l'évidence sa présence était requise pour coordonner l'aide de l'UE et de ses Etats membres. Enfin le doute n'est plus permis en ce mois de février au moment où un membre de la zone euro, la Grèce, est attaqué par des spéculateurs, sans que la Commission ne soit capable de présenter le moindre plan de sauvetage crédible.
Pour toutes ces raisons, les élus du Mouvement Démocrate au Parlement Européén n'accorderont pas leur confiance à la commission Barroso II.
Marielle de Sarnez
Je profite du rendez-vous de Bretagne
Prospective qui aura lieu ce soir pour rebondir sur un sujet dont je n’ai pas encore parlé, la réforme de la taxe professionnelle. Cette taxe que le gouvernement Fillon et Nicolas Sarkozy veulent supprimer apporte de gros moyens financés au communes
françaises. Cette future suppression est justifiée par la majorité comme un moyen d’augmenter la compétitivité de nos entreprises dans la mondialisation.
Il y a pourtant quelque chose de triste à constater dans cette réforme qui est significative de la politique de Nicolas Sarkozy : les réformes de la majorité nous tirent tous vers le bas.
Il suffit de pousser l’argumentation du gouvernement vers l’absurde pour le comprendre. Supprimons les charges sociales, les congés payés, les normes environnementales et nous pouvons être sûr que nous augmenterons significativement notre compétitivité dans la mondialisation.
Je ne pense pas que nous puissions être d’accord avec cette mentalité néolibérale poussée à son paroxysme car ces acquis sociaux sont bons pour le développement de notre société et le bonheur humain.
Nicolas Sarkozy n’aurait pas dû proposer la suppression de la taxe professionnelle qui supprimera des entrées d’argent et donc un moyen de financer un service public de qualité. Que l’on se le dise, plus les impôts seront réduits et moins le service public sera complet et efficace car l’un ne va pas sans l’autre.
La mondialisation est une bonne chose à la seule condition qu’elle nous tire tous vers le haut. C'est-à-dire que les normes sociales et environnementales se démocratisent dans les pays du monde entier. La proposition qui aurait été juste et efficace pour aller dans ce sens est simple et défendue par de nombreuses personnalités.
Ainsi, les moyens les plus efficaces pour que nos emplois restent sur nos territoires et soient porteurs de liens auraient été une taxe sociale et une taxe environnementale aux frontières de l’Union Européenne. Ce principe, défendu par Emmanuel Todd fait de jour en jour un peu plus de chemin. Cependant, celui-ci est semé d’embuches et les lobbyings qui désirent supprimer les frontières sont efficaces.
Un protectionnisme européen par une taxe sociale et une taxe environnementale permettrait pourtant de faire avancer la mondialisation dans le bon sens. Les pays émergents ne seraient plus des concurrents déloyaux car sans normes sociales et environnementales aussi poussées que les nôtres. Ces taxes pourraient être modulées selon les pays et obligeraient les grands pays commerçants à mettre en place des droits sociaux importants dans leur pays et une protection plus importante de l’environnement.
L’amélioration des conditions de travail dans nos sociétés, de la prise en compte de notre impact sur l’environnement sont une forme de patrimoine à défendre, on ne peut pas tous sacrifier sur l’autel de la mondialisation. Celle-ci doit améliorer la vie de tous et pas d’une minorité profitant de la mondialisation pour s’en mettre plein les poches au détriment des hommes et de la planète.
Sylvie Goulard, députée européenne du Mouvement Démocrate pour le Grand-Ouest, répondu vendredi 8 janvier aux questions du site Internet "Toute l'Europe.fr" concernant le dossier européen de la
supervision financière :
Toute l'Europe.fr : José Manuel Barroso a critiqué récemment l'accord du Conseil sur la supervision financière. Comment jugez-vous le texte négocié par les Etats ?
Sylvie Goulard : Les textes examinés par les Etats lors du Conseil Ecofin du 2 décembre 2009 prévoient la création d'autorités européennes chargées de la supervision
micro-financière, dotées de la personnalité juridique et de pouvoirs renforcés. C'est une innovation majeure dont il ne faut pas minimiser la portée. Mais, sur certains points, la version issue
du Conseil est sérieusement édulcorée par rapport à la proposition de la Commission européenne. Or celle-ci s'était elle-même inspirée du rapport d'un groupe de travail présidé par Jacques de La
Rosière qui avait tenu compte des réticences des Etats et forgé un compromis.
Le danger, si la version adoptée par le Conseil Ecofin était adoptée en l'état, ce serait l'inefficacité. Nous donnerions l'illusion que sont mises en place des autorités européennes de
supervision mais, faute de moyens suffisants, celles-ci ne seraient pas en mesure, notamment en cas d'urgence, de jouer leur rôle. Ne perdons pas de vue l'enjeu : si ces autorités étaient dans
l'incapacité de contrôler effectivement les activités des groupes bancaires, d'assurance ou des acteurs financiers opérant à l'échelle du marché intérieur, c'est toute l'économie européenne qui
en pâtirait. Le Président Barroso a raison de placer les gouvernements devant leurs responsabilités : après avoir fait de grandes déclarations d'intention pendant la crise, les Etats semblent
plus attachés à la défense de prérogatives nationales qu'à l'adoption de mesures efficaces.
Toute l'Europe.fr : Quelles sont vos propositions pour améliorer le texte ?
Sylvie Goulard : Le groupe ADLE est favorable à un superviseur européen unique qui soit à la fois en charge de l’analyse macro-économique (les risques systémiques) et de la supervision
microéconomique (le contrôle individuel des acteurs bancaires, de l’assurance et des marchés). Ce superviseur travaillerait en réseau avec les superviseurs nationaux et les banques
centrales (BCE et banques centrales nationales) ; son rôle ne serait pas de se substituer aux autorités nationales mais, dans les cas de risque systémique, d’alerter les pouvoirs publics et
de les inciter à agir ; de pourvoir à l’existence de règles harmonisées, au niveau européen, et enfin, s’agissant des acteurs menant leurs activités dans le marché unique, par-delà les
frontières, d’exercer un contrôle européen.
Nous souhaitons que ce superviseur ait le pouvoir d’agir vite, de manière efficace et au niveau approprié qui, pour les acteurs transfrontières, ne peut pas être le cadre national. Toutes
nos propositions seront guidées par ce souci. Il faut rappeler que l’objet de ces textes est d’éviter une nouvelle crise alors que les impérities précédentes ont provoqué la plus grande
dépression depuis 1929 et des déficits publics considérables. Nous devons donc être sérieux dans nos propositions.
Quelle est la position de votre groupe sur la question du droit de veto obtenu par le Royaume-Uni dans le cadre des procédures d'urgence (situations de crise) ?
Dans les situations de crise majeure – les années 2007 / 2008 l’ont prouvé – aucun Etat ne peut faire cavalier seul. L’interdépendance de nos économies rend les vetos illusoires, quel que soit le
pays qui s’en prévaut.
Les principaux groupes politiques européens sont unis dans leur critique du texte négocié par les Etats. Quelles sont les marges de manoeuvre d'un Parlement "uni" face au Conseil, dans le
nouveau cadre institutionnel de Lisbonne ?
D’un point de vue politique, la convergence de vues, par delà les appartenances partisanes, est un signe fort. Il est rare que 4 groupes politiques envoient au Conseil un signal aussi clair
qu’ils ont des ambitions plus élevées . D’un point de vue juridique, les textes étant adoptés en co-décision, le Conseil ne peut décider seul ; un accord devra être trouvé entre les deux branches
du législateur : le Parlement européen d’un côté, le Conseil de l’autre. Naturellement, nous serons constructifs car nous souhaitons la naissance rapide de ces nouvelles autorités de supervision.
Nous ne voulons surtout pas bloquer cette réforme nécessaire. Mais nous ne céderons rien sur l’essentiel car nous nous sentons engagés vis-à-vis des citoyens (notamment ceux qui ont perdu leur
emploi), des chefs d’entreprise, des épargnants et aussi des contribuables. Une crise d’une telle ampleur ne doit pas se reproduire sans que nous ayons au moins tout mis en œuvre pour essayer de
la prévenir.
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Message reçu:
Parler d’identité nationale n’est pas une chose aisée car la notion, qui évolue en fonction des temps, se nourrit des nombreux concepts qui la composent. Le thème ne peut, non
plus, être abordé sans introduire aujourd’hui, deux dimensions qui participent à sa structure : l’Union européenne d’une part et la région voire même la commune d’autre
part.
Mais en parler nécessite aussi d’Être à l’aise dans sa peau, sa tête et dans la relation à son pays. Exprimer son identité nationale c’est être capable de dire avec fierté « je suis français », « je suis américain », marocain, irlandais, quel que soit le territoire sur lequel on se trouve. L’identité nationale est étroitement liée au sentiment d’appartenance. Elle se reçoit et se construit, individuellement et collectivement et se mêle à d’autres réalités : la nationalité d’abord, les citoyennetés nationale et européenne ensuite. La définition de l’identité prend sa source et se construit peu à peu au fil des socialisations première et secondaire. Outil nécessaire, la socialisation permet de se mettre au clair avec le socle de valeurs sur lequel le peuple, dans son ensemble et sa gouvernance peuvent s’appuyer.
Mais d’autres notions souvent floues doivent être interpellées comme, par exemple, celle, peu usitée, de patrie, et son sens contemporain, qu’il convient d’approfondir pour tenter de cerner ce qu’est l’identité nationale ou, mais c’est une autre chose : l’entité française.
Le sujet est si complexe que le risque est de le réduire, par méconnaissance, facilité ou légèreté intellectuelle à la question de l’immigration. Celle-ci a toujours existé et participe à la définition des cultures communes et donc des identités d’appartenances.
Le sentiment d’appartenance à une dimension territoriale constitue donc bien l’essence de l’identité. Mais cela ne vient pas tout seul car le sentiment d’appartenance se construit à partir d’une reconnaissance de l’entité culturelle, sociale, politique
L’identité nationale se construit en fonction des identités multiples que chacun d’entre nous revendique et qui constituent la personnalité singulière des individus et de ce groupe capable de vivre ensemble et que l’on appelle selon les cas : peuple ou Etat. Culture professionnelle ou locale, rurale, urbaine, catégorie sociale d’appartenance, styles de vie, opinion politique, spiritualité et religions sont autant d’éléments constitutifs de l’identité nationale. On ne peut compartimenter. Toutes sont liées et, en interactions permanentes, forment un tout. Nous sommes, les uns et les autres, possesseurs de plusieurs identités . Chacune est liée à notre habitus et à la socialisation qui est la nôtre. Ainsi, l’identité nationale est culturelle, c'est-à-dire construite. Elle repose sur des choix sociétaux qui déterminent les formes de citoyennetés. L’identité nationale ne peut se construire que par les réalités sociales, les choix des formes de gouvernances et de définition de la norme juridique.
Dans la construction européenne et dans le cadre du processus de décentralisation, il est important de se poser la question de la nation et des
identités qui s’y rattachent. Les visions sont diverses. Mais partout, elle répond à un double mouvement : d’une part l’appartenance à la nation, l’adhésion à ses valeurs et projets
est première. D’autre part l’état ou le gouvernement installe les éléments qui permettent l’expression de l’identité comme moyen de reconnaissance commune et du vivre ensemble. Le nouveau
ciment est pour chacune la citoyenneté européenne.
Emmanuel Morucci, Président de la
Maison de l'Europe de Brest et Vice-président du MoDem29
(publié le 9.12/09)
Nous sommes aujourd’hui face à une crise économique, sociale et environnementale sans précédent. Dans cette période confuse où les puissants voudraient nous faire croire que seule une mondialisation sans barrière pourrait nous aider, nous nous devons de leurs rappeler qu'ils sont là pour protéger leurs concitoyens et améliorer le niveau de vie de tous. De nouveaux modèles sont sur le point d’émerger et ceux-ci sont les proies de lobbies de toutes sortes. Il est impossible de savoir quel sera le modèle majoritaire de demain mais notre époque donne la possibilité à chacun d'entre nous d’influencer sa forme, c’est pourquoi nous devons combattre ces idées moutonnières qui privilégient les profits et la croissance face à un modèle plus durable et égalitaire pour les Hommes et à la redistribution des richesses.
David Guillerm,
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