19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:30

J’ai souvent été assez critique vis-à-vis d’Amazon, un groupe monstre dont la stratégie actuelle est de casser les prix pour éliminer la concurrence afin d’imposer par la suite sa politique tarifaire aux consommateurs. Les magasins Virgin et les librairies ont subi cette politique féroce et d’autres groupes, venant même du web comme Pixmania, supportent aujourd’hui la même pression.

 

Un journaliste s’est récemment infiltré chez Amazon pour décrire la politique managériale de l’entreprise et ses conclusions sont assez effrayantes. Ce reporter nommé Jean-Baptiste Malet, décrit des conditions de travail « orwelliennes ».

 

Le salarié n’est qu’une ressource

Depuis des années, on nous affirme que les travailleurs doivent devenir plus compétitifs par rapport aux pays émergeants. Cela s’accompagne par un glissement des acquis sociaux vers le bas. Nous retournons de plus en plus dans un système où le salarié devient une simple ressource mesurable, échangeable et malléable. Amazon s’appuie ainsi sur des bassins d’emploi sinistrés pour profiter d’une main-d’œuvre corvéable à merci à laquelle l’entreprise peut imposer ses conditions.

 

Le témoignage de Jean-Baptiste Malet est assez frappant.  

 

« Dans un entrepôt démesuré (36 000 m2), il me fallait parcourir plus de 20 kilomètres par « journée » de travail. Scan avec écran en main, je parcourais les immenses allées entre les murs de produits. Ma productivité, qui devait tout le temps augmenter, était surveillée en temps réel par les managers. Le but étant d’atteindre 120 à 130 articles à l’heure. En cas d’irrégularité dans mon rythme de travail, ils pouvaient me convoquer.

 

Jeff Bezos, le patron et fondateur d’Amazon, s’oppose à toute forme d’État (sans pour autant refuser les subventions…), mais il recrée dans son entreprise un nouveau collectivisme. Les centres de production sont verrouillés comme des bases militaires et les salariés évoluent dans un environnement liberticide, avec une surveillance généralisée (fouilles, interdiction de communiquer, clauses de confidentialité absurdes). Comme si un simple manutentionnaire allait dévoiler des secrets industriels !

 

La devise d’Amazon : « Work hard, have fun, make history » (« Travaille dur, éclate-toi, fais l’histoire ») est le comble du cynisme. On ne mesure pas de prime abord l’importance de cette conquête des cœurs et des esprits. C’est le paternalisme réinventé : on offre des parties de bowling en fin d’année et, au bout d’un temps, c’est tout le quotidien des employés qui tourne autour de l’entreprise. Si on vient contester cet ordre, on est exclu. »

 

Les subventions et la bienveillance des politiques

Notre société du tout marketing pousse nos politiques à séduire les grands noms du monde économique pour montrer à leurs électeurs qu’ils agissent. Chaque installation d’entrepôt d’Amazon s’accompagne de subventions abondamment déversé par nos collectivités et par l’Etat. Ce phénomène assez classique reste néanmoins déloyal, surtout dans le cas présent.

 

En effet,  Amazon se fait subventionner la mise en place de ses infrastructures. Le groupe peut donc casser les prix des produits, et tuer de cette manière la concurrence. Les politiques participent ainsi à la destruction progressive des emplois dans le pays. Jean-Baptiste Malet  nous explique ainsi qu’un emploi chez Amazon équivaut à 18 emplois en librairie indépendante… Je pense qu’une subvention peut se justifier dans certains cas, mais celui d’Amazon pose question…

 

La Fnac a d’ailleurs dénoncé plusieurs fois cette pratique car elle met en difficulté la pérennité de nombreuses entreprises.

 

Défiscalisation des bénéfices

Amazon ne se satisfait pas des salaires bas, des subventions et des loyers extrêmement bas de ses entrepôts pour faire des bénéfices. L’entreprise a mis en place un montage fiscal pour éviter de payer des impôts et planquer ses résultats dans les paradis fiscaux.

 

L’Etat et les politiques subventionnent donc un groupe qui cache ses résultats et ne participent pas à faire tourner le pays. C’est presque du vol. Les Français devraient demander des comptes à leurs élus mais pas seulement…

 

Un système économique qui devient la référence

Ce système développé par Amazon devient aujourd’hui la référence dans le monde. Les grands groupes dont Apple, Starbucks, mais aussi très souvent nos groupes du CAC40 défiscalisent un maximum depuis des années et laissent donc l’impôt écraser les TPE-PME plutôt que d’accepter une répartition équilibrée de celui-ci.

 

Les multinationales prennent en référence les employés des pays sous-développés pour affirmer que les salaires sont trop élevés ailleurs et les charges trop importantes et parallèlement, poussent les politiques à supprimer toutes les barrières tarifaires entre des pays qui n’ont absolument pas le même niveau de vie créant ainsi des déséquilibres graves qui ne profitent à personne, surtout pas aux salariés et aux comptes publics.

 

Heureusement, chaque citoyen peut agir à son niveau pour changer les choses. Tout d’abord, les sites d’information et de nombreuses ONG permettent aujourd’hui de connaître les pratiques de grands groupes. Le consommateur peut ainsi choisir avec toutes les informations utiles les sociétés avec lesquelles il veut traiter.

 

Après l’émission Cash investigation présentée par Elise Lucet et consacrée le mardi 11 juin au "scandale de l’évasion fiscale", beaucoup d’internautes ont appelé à boycotté les groupes qui pratiquent de manière intensive l’évasion fiscale et je pense qu’ils ont raison. Le conso-acteur doit appuyer l’émergence d’entreprises éthiques, par exemple, en privilégiant ses achats auprès de PME qui payent pour la très grande majorité, leurs impôts en France. On revient toujours aux concepts de « made in France » et « made local » qui permettront de rééquilibrer nos échanges et de relancer notre économie.

 

Il n’est plus temps de constater la situation, il faut maintenant agir pour changer le système.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:17

L'association Investir en Finistère a lancé récemment une pétition pour inciter les Bretons à se mobiliser pour poursuivre la construction de lignes à grande vitesse après Rennes, afin de mettre Brest et Quimper à moins de 3h de Paris.

 

La commission Mobilité 21, mise en place par le Gouvernement pour prioriser les projets d’infrastructures de transport, en particulier ferroviaires, doit rendre ses arbitrages en juin. Dans cette optique, la pétition vise à soutenir la réalisation de tronçons de lignes nouvelles à grande vitesse en Bretagne, permettant à terme de mettre Brest et Quimper à 3h de Paris et donc à 1h30 de Rennes. Il reste 5 jours pour signer cette pétition et atteindre l'objectif de 20 000 signatures.

 

Le train est un des transports les plus durables dont l'impact sur l'environnement reste raisonnable. La réduction du trajet entre la pointe de la Bretagne et Paris permettra:

 

- de nous rapprocher des centres de décision français et européens et améliorer l'attractivité de la région et son développement économique.

- de favoriser et faciliter les échanges intra-bretons.

- de permettre un report modal vers le train, économiquement et écologiquement préférentiel afin de compenser l'impact de la taxe carbone sur les camions.

 

Jusqu'à présent, l'Etat a promis d'effectuer des travaux entre Le Mans et Rennes qui permettront de gagner 40 min, mais il reste encore 30min à réaliser dans la partie intra-bretonne, qui nécessitent la construction de portions de lignes nouvelles. Ces travaux sont nécessaires pour maintenir une cohésion de territoire.

 

Des grands noms du monde économique breton se sont déjà engagés : Jean-Pierre Denis et Ronan Le Moal (Président et Directeur Général du Groupe Crédit Mutuel Arkea), Guy Le Bars (Président Groupe Even), Joseph Le Mer (Président de Sermeta), Jacques Kuhn, Gilles Charpentier (PDG de Meralliance), Roland Tanguy (PDG Tanguy Bois et Matériaux), Gurvan Falch’un (DG SILL), Christophe Piaud (Directeur Scarmor), Bernard Tréguer (DG Bigard), etc. Des parlementaires bretons (François Marc, Chantal Guittet, Dominique de Legge) ont également manifesté leur soutien, ainsi que de nombreux autres élus.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 10:40

La Cour des comptes a certifié les comptes 2012 de l'Etat avec cinq réserves mardi 28 mai. Elle a confirmé ce que nous redoutions, les socialistes ont continué la même politique de rabotage vis-à-vis de la dette que l’ancienne majorité UMP alors que l’Etat a besoin urgemment de réformes structurelles. . 

 

J’ai toujours trouvé amusant d’observer certains politiques et journalistes faire les gros yeux à François Bayrou parce qu’il avait un discours à contre-courant de la majorité sur la dette. En fait, ce dernier s’est depuis toujours appuyé sur des facteurs et rapports concrets développés notamment par la Cour des comptes pour étayer son discours.

 

François Bayrou et la Cour des comptes vont dans le même sens, l’Etat doit réaliser des économies structurelles en améliorant l’efficacité de l’administration afin de dégraisser le mammouth et de libérer les forces vives du pays dont l’entreprenariat fait parti.

 

L’UMP comme le PS n’osent pas entrer dans le vif du sujet et réaliser les réformes qui s’imposent. Les Français risquent de se retrouver au pied du mur et alors, ces réformes s’imposeront dans la douleur et la radicalisation. Il ne faut pas attendre, et répondre maintenant à ces questions essentielles si on veut permettre à l’économie de la France de se redresser.

 

La Cour des comptes rappelle, "au-delà des mesures de régulation budgétaire, la nécessité d'économies structurelles réalisées dans une perspective pluriannuelle qui, seules, sont à même d'assurer une amélioration sensible et continue du solde budgétaire".

 

Les cinq "réserves substantielles" de la Cour des comptes apparaissent dans un rapport consacré à la "certification des comptes de l'Etat" : le système d'information financière, l'insuffisante efficacité des dispositifs ministériels de contrôle interne et d'audit interne, les produits régaliens, les actifs et passifs du ministère de la défense, et les participations et autres immobilisations financières.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:29

Le plan de la future zone de Reun ar Moal, à cheval sur les communes de Daoulas et d’Irvillac.

La commission nationale d’aménagement commercial (Cnac) a dévoilé les arguments qui ont justifié le 17 avril dernier son rejet  sur le transfert de deux enseignes Mr Bricolage et Super U du bourg vers la future zone communautaire de Reun ar Moal suite au recours formulé par Bretagne vivante et Adel (Association de défense de l’environnement, du cadre de vie et du littoral du Pays de Daoulas).

 

Pour les deux dossiers, les arguments de la Cnac sont les mêmes et montre effectivement que le projet actuel n’est plus de notre temps et doit être repensé dans son ensemble :

 

- le devenir du site délaissé par la présente opération n’a pas fait l’objet d’engagements fermes ; qu’ainsi le projet risque de nuire à l’animation de la vie urbaine.

 

- le projet prendra place sur des terrains vierges de toute construction ; que sa réalisation marquera forment l’environnement en termes de consommation du foncier et ne participera pas à une gestion équilibrée de l’espace.

 

-  les transports collectifs et les modes de déplacement doux pour accéder au site d’implantation du projet sont quasi-inexistants.

 

- les efforts du demandeur en termes d’insertion paysagère ne seront pas de nature à atténuer l’impact du projet sur son environnement.

 

La question n’est pas d’abandonner tout projet économique sur Daoulas mais bien d’innover et de proposer des solutions nouvelles et cohérentes avec les problématiques environnementales et d’urbanisation moderne. Daoulas peut se démarquer si la commune décide de soutenir des projets durables sur le plan économique, social, environnemental et architectural.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 10:35

François Bayrou était l’invité du nouveau journal l'Opinion hier. Il a plaidé pour une plus grande intégration européenne lors de cette interview et pour une harmonisation de la fiscalité de la zone euro, qui permettrait à nos entreprises d'être sur un pied d'égalité avec celles de nos voisins européens.

 

"Nous ne pouvons pas avoir une monnaie unique si en face nous n'avons pas un gouvernement. Si vous avez une monnaie unique mais pas d'organisation du territoire, alors vous avez le regroupement des activités sur la zone la plus rentable et leur disparition ailleurs. Il faut une autorité politique et cette autorité doit être démocratisée."

 

Le Président du MoDem a ainsi défendu l’idée d’une harmonisation fiscale avec dans les pays où cette dernière est plus faible que la moyenne et un aménagement dans ceux où elle est au dessus de la moyenne. Pour défendre ses citoyens et ses entreprises, l’Union Européenne doit impérativement passer par là.

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 10:30

Com de presse

 

La décision de l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) est tombée ce soir : au terme de près de 10 ans de travail et d’espoir, la Bretagne a l’autorisation de développer son extension Internet « .BZH».

L’association www.bzh et le Conseil régional de Bretagne se félicitent de cette issue positive, qui récompense une action de longue durée ayant mobilisé de nombreux acteurs depuis 2004.

 

Pierrick Massiot, Président du Conseil régional de Bretagne : « je remercie les bénévoles de l’association qui, par leur investissement permanent, notamment au sein des réseaux mondiaux de l’Internet, ont su porter un dossier qui a abouti, avec le soutien fort et unanime du conseil régional. Au-delà de la satisfaction que représente cette décision de l’Icann, afin d’anticiper sur la mise en œuvre concrète de ce projet, le conseil régional de Bretagne a d’ailleurs voté l’octroi d’une avance remboursable d’un montant de 250 000 € ce 25 Avril ».

 

David Lesvenan, Président de l’association www.bzh : « ce résultat positif est une reconnaissance forte du long travail que nous avons mené. Il a pu aboutir grâce au vaste soutien exprimé par les Bretons-nes et leurs représentants : collectivités territoriales, au premier rang desquelles le Conseil régional de Bretagne, élus de tous bords, institutions représentatives du monde culturel et linguistique breton, acteurs du développement économique et international de la Bretagne.... Nous les remercions tous de leur confiance ».

 

Cette décision n’est pas une fin en soi, loin de là : c’est la permission donnée à la Bretagne de chercher les voies et moyens pour que ce projet voit le jour. Ce sera le cas lorsque les premiers sites Internet apparaîtront sur le web et lorsque des milliers de sites seront en « .BZH ».

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 10:50

Fête de l'Europe- 9 mai 2013

A l'occasion de la Fête de l'Europe, j'ai répondu aux questions des Jeunes Démocrates pour réaliser un ensemble d'interviews à lire ici. Mes réponses complètes sont disponibles ci-dessous. Vous pouvez également retrouver la tribune des Jeunes Démocrates de Bretagne pour célébrer cet évènement sur notre blog.

 

Pourquoi les Français devraient fêter une Europe dans cet état ?

L’Union européenne est un formidable projet humain, peut-être le plus beau d’entre tous, car il marque le rassemblement de peuples différents autour d’un l’idéal commun dont la devise pourrait s’inspirer de celle de la France pour être « Liberté, Egalité et Fraternité dans la diversité ». Cette adhésion résulte d’un choix et non d’une obligation ou d’une logique guerrière, c’est pourquoi l’Europe est enviée et copiée dans le monde entier. Malgré la crise et les incertitudes politiques que connaissent l’UE, le projet humain reste plus que jamais d’actualité et 500 millions d’Européens y participent volontairement ou instinctivement.

 

Les Français doivent fièrement fêter l’Europe pour son Histoire et pour défendre le projet collectif européen ne se fera pas sans les peuples.

 

François Hollande voulait le changement…quel changement attendez-vous qu’il réussisse à organiser en Europe ?

L’Europe apparait aujourd’hui pour beaucoup d’Européens comme une chimère gâté et accablante qui imposent aux Etats des changements radicaux et contre-productifs. Comme l’ensemble de ses partenaires européens, François Hollande doit prendre conscience de ce décalage entre les politiques et les peuples européens sinon j’ai bien peur que nous courrions à la catastrophe.

 

Pour ma part, je souhaite la transparence des décisions pour que les Etats, et la France en premier lieu, cessent d’accuser l’Europe d’ordonner alors même que les ministres de chaque pays valident très souvent ensemble les décisions au sein de la Commission européenne. L’Union européenne doit renforcer le pouvoir des citoyens et donc le pouvoir du Parlement européen qui doit l’équivalent de l’Assemblée nationale en l’Europe. Nous devons aller vers une plus grande intégration économique, sociale et politique de l’UE pour être plus fort dans la mondialisation.

 

Qui serait votre Président des Etats Unis d’Europe ?

Si les Etats-Unis d’Europe, ou l’Europe fédérale, devaient naître demain, je pense qu’il faudrait effectivement qu’un Président soit élu pour être un interlocuteur privilégié dans le monde afin de défendre notre projet.

 

La personnalité de cette personne devra nécessairement être forte, charismatique et respectée afin de travailler conjointement avec les représentants de l’UE mais aussi avec ses homologues à travers le monde. La femme ou l’homme qui accèdera à ce poste à travers un suffrage universel sera sans aucun doute quelqu’un dont l’identité européenne sera très marquée et dépassera les frontières de son pays d’origine.

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David Guillerm - dans Europe
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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 11:12

L'Abbaye de Daoulas a inauguré récemment sa nouvelle exposition « Tous des sauvages ! » qui interroge sur le rapport à l'autre, l'étranger, le différent. « Race et histoire », de Lévi-Strauss, sert de fil conducteur à cette exposition. Des extraits du livre sont présentés dans chaque salle ce qui peut constituer une bonne occasion de découvrir l'auteur.

 

Camps de concentration, colonisation, « Tous des sauvages ! » renvoie aux heures sombres de l'Histoire. « On a retrouvé la trace d'un village nègre, à Brest, en 1913, explique Pierre Nédélec, le chef de projet. Les gens pouvaient venir voir cette famille, comment elle vivait, comment elle mangeait. Ils étaient exposés comme des animaux ». Au fil d'une scénographie soignée, l'exposition interpelle aussi les habitudes quotidiennes. À travers des objets comme le papier toilette, des berceuses chantées dans différentes langues, des objets étonnants comme des têtes réduites ou des foetus présentant des malformations, l'exposition interroge : « Qui est le plus sauvage d'entre nous ? Moi, l'autre ? ». Exposition est ouverte jusqu'au 11 novembre.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 22:57

La première année de présidence de François Hollande s’est bouclée aujourd’hui. La journée a donc été l’occasion pour toute la classe politique de faire un bilan de cette première période de gouvernance socialiste.

 

Les socialistes ont défendu le bilan du gouvernement même si la courbe de confiance du président de la République est historiquement basse par rapport à ses prédécesseurs. Main dans la main, les ténors de l’UMP, du FN et du Front de Gauche n’ont pas hésité à parler d’une année ratée pour François Hollande.

 

Si ce premier anniversaire a un arrière-goût amer pour tous les Français, c’est bien parce que François Hollande, le Président qui se voulait « normal » a omis de dire la vérité aux électeurs durant la campagne présidentielle de 2012. Il a voulu croire que son élection apporterait un changement sur le plan social, le plan économique et sur le plan politique, mais il ne suffit pas d’être élu pour ça. Cette déception doit également être l’occasion pour chaque citoyen de prendre conscience qu’on ne sortira pas de la crise de société que connait la France sans faire des efforts et qu’il y a une leçon à retenir, c’est qu’un candidat qui promet la facilité n’est pas forcément le meilleur.

 

En tout cas, le nouveau gouvernement avait une occasion unique d’impulser un nouveau mouvement et de changer en profondeur la société française en apportant les réformes structurelles dont l’Etat a besoin mais face à des choix difficiles, les socialistes se sont pour le moment, contentés de rafistoler les murs pour contenir la dette… Pire, pour faire face à un manque de réactivité évidente, François Hollande a décidé de faire du Sarkozy.

 

Le PS a dénoncé durant tout le mandat de Nicolas Sarkozy, ses manières et ses coups d’éclats pour occuper les champs médiatiques, mais François Hollande a maintenant décidé de faire la même chose en multipliant les effets d’annonce et les jolies formules « choc de simplification », « plan d'investissement sur 10 ans » mais le concret n’apparait pas encore et beaucoup de promesses ont été purement abandonnées. D’ailleurs, je rigole doucement quand je vois que certains Français seraient prêts à réélire Nicolas Sarkozy à la tête du pays alors que personne ne le supportait durant son mandat.

 

La grande réforme de cette première année pour Hollande restera donc la loi sur le mariage pour tous qui symbolise une avancée sociale majeure mais ne répond pas à l’urgence économique dans laquelle se trouve le pays.

 

Le début du mandat de François Hollande aura en tout cas montré que François Bayrou, le Président du MoDem, avait raison lorsqu’il affirmait que tout l’effort du pays devait se focaliser sur l’activité, sur l’économie, l’entreprenariat et la réussite industriel de la France.

 

Il reste 4 ans à François Hollande pour changer de méthode et pour réunir autour de la table un gouvernement resserré qui se concentrera sur l’essentiel pour apporter un projet nouveau à la France. En attendant, les Français auront l’occasion en 2014 de donner une direction en votant pour une ligne politique clair et planifier, celle du Mouvement démocrate, afin de donner du poids à François Bayrou et ses idées pour la France autour de la relance de la production, du rééquilibrage des finances publiques et de la moralisation de la vie politique.

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 23:27

C'est le genre de vidéo que l'on aime découvrir sur le net. Un internaute s'est amusé à mélanger un discours de François Bayrou avec une musique au hasard. Le résultat est assez sympa.

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Nous sommes aujourd’hui face à une crise économique, sociale et environnementale sans précédent. Dans cette période confuse où les puissants voudraient nous faire croire que seule une mondialisation sans barrière pourrait nous aider, nous nous devons de leurs rappeler qu'ils sont là pour protéger leurs concitoyens et améliorer le niveau de vie de tous. De nouveaux modèles sont sur le point d’émerger et ceux-ci sont les proies de lobbies de toutes sortes. Il est impossible de savoir quel sera le modèle majoritaire de demain mais notre époque donne la possibilité à chacun d'entre nous d’influencer sa forme, c’est pourquoi nous devons combattre ces idées moutonnières qui privilégient les profits et la croissance face à un modèle plus durable et égalitaire pour les Hommes et à la redistribution des richesses.

David Guillerm,

responsable des Jeunes Démocrates de Bretagne

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